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Qui suis-je ?

MARIE-NOËLLE LISSONNET

Artiste-auteure, eurythmiste, mime, ventriloque

Depuis mon enfance, il n’est pas de musique qui ne m’ait invitée à l’imaginaire ou au mouvement, ni de jour où je n’aie dansé ou désiré le faire. Je pourrais dire, pour paraphraser Nietzsche, que la vie sans danse et sans musique serait pour moi « une erreur, une fatigue, un exil ».

Les couleurs aussi, et leurs infinies nuances, me faisaient vivre et rêver. Et aussi la pâte à modeler, pour sentir naître entre mes mains toutes sortes de formes. J’aimais le piano pour faire chanter les accords et les mélodies sur toute la gamme des couleurs de la vie, et comme la plupart des enfants, je jouais passionnément des scènes improvisées avec mes amies ou mes poupées. Vers l’âge de huit ou neuf ans, j’écrivais des romans, composant un univers improbable qui entremêlait une ambiance de contes, de fantastique, de club des cinq, d’alchimie sans le savoir et de livres des vieilles collections rouge et or…

Et puis, et puis… comme tout m’intéressait, je me suis orientée après le bac vers une préparation au concours de l’Ecole Nationale Supérieure de Fontenay-aux-Roses. Cette formation, que je complétais par des études en autodidacte, me permettait de continuer à explorer la littérature dans son lien avec l’histoire, les arts plastiques, la philosophie, les sciences – soit, en résumé, l’évolution de la conscience au fil des siècles.

On y étudiait aussi la géographie, et les langues étrangères… En bref, j’ai trouvé là matière dans l’espace et le temps susceptible d’étancher (en partie !) ma soif de connaissances.

Je nageais dans le bonheur. Mais il me manquait le mouvement…

Alors, quand j’ai su qu’il existait un art du mouvement appelé l’eurythmie, fondé sur l’expérience intérieure de la parole et de la musique, je me suis jetée à corps perdu – si j’ose dire – dans cette pratique encore si méconnue actuellement.

L’eurythmie : penser comme on danse

A l’âge de vingt ans, j’avais ainsi trouvé la source des idées vivantes qui nous permettent de penser comme on danse, et de ressentir avec d’autant plus d’intensité ce monde de formes et de forces qui agissent dans la nature, dans l’art et au sein de tout ce qui touche à l’humain (renvoi vers le bouton Eurythmie et philosophie de la liberté).

Cependant, vivre de l’eurythmie n’était pas chose simple en France, en dehors d’institutions pédagogiques ou médico-pédagogiques. Je suis alors partie travailler le mime avec Ella Jaroszewicz, étoile du théâtre de Wroclaw, et fondatrice à Paris de la compagnie de mime « Magenia », qui signifie « rêve » en polonais (renvoi vers le bouton Magenia) : deux années de travail quotidien, deux années délicieuses dans une ambiance cosmopolite, pleine de poésie et d’humour, en compagnie du directeur d’une école de danse au Japon, du fils d’un sculpteur d’origine écossaise, d’une top-modèle américaine, et d’autres personnalités très intéressantes.